Le mouvement politico-militaire « l’Alliance du Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars » (AFC/M23), actif à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ne serait pas prêt à poursuivre les négociations directes avec le gouvernement congolais à Doha (Qatar), tant que toutes les personnes, de son camp, arrêtées par Kinshasa ne sont pas remises en liberté, conformément, d’après la rébellion, aux préalables fixées par les deux parties.
« Il n’y aura pas Doha 6, s’il n’y a pas libération de prisonniers. Cette matière ne sera pas traitée en phase 2. Avant que nous allions à Doha, tous nos prisonniers, plus de 700, doivent être libérés », indique l’AFC/M23 dans son communiqué.
Le mouvement rebelle déclare, pour sa part, avoir remis en liberté 3.000 prisonniers mercenaires (roumains) ; 8.000 militaires de la Mission de la Communauté de développement d’Afrique australe en RDC (SAMIDRC), ainsi que 1.400 militaires des Forces armées congolaises (FARDC) et leurs dépendants.
Rappelons que le 19 juillet dernier, les représentants de l’AFC/M23 et du gouvernement congolais ont signé, sous l’égide du Qatar, une déclaration de principes, qui pose les bases d’un futur accord de paix ; à la satisfaction de plusieurs observateurs aussi bien nationaux qu’internationaux.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’était dit prêt, dans un communiqué publié après la cérémonie de signature, à faciliter la libération de personnes détenues en lien avec le conflit opposant les deux parties.
« Notre équipe en RDC aidera à faciliter la libération des détenus dans les deux camps afin qu’ils puissent rentrer chez eux en toute sécurité et retrouver leur famille », a déclaré Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, soulignant que « les initiatives humanitaires telles que les libérations de détenus sont souvent les premières étapes qui permettent d’instaurer la confiance entre les parties sur le long chemin vers la paix».