L’African Diaspora Development Institute (ADDI) et le gouvernement du Burkina Faso ont officiellement paraphé, ce mardi 21 avril à Ouagadougou, un mémorandum d’entente (MoU) visant à propulser le développement national à travers l’expertise et les ressources de la diaspora africaine.
Le MoU, signé entre la présidente de l’ADDI, Arikana Chihombori et le Directeur exécutif du Bureau national des grands projets au Burkina, Hamidou Sawadogo, porte sur la création d’un organisme de microfinance ; la mise en place d’une chaîne de télé panafricaine ; le développement de la cité de Wakanda ; et le renforcement des capacités du centre de formation professionnelle de Ziniaré.
Les deux parties ont exprimé leur satisfaction pour cette étape franchie. La patronne de l’organisation panafricaine qui mobilise la diaspora pour le développement du continent, a relevé que six entreprises sont déjà installées dans divers domaines d’activité, avant de préciser que l’objectif immédiat est de privilégier les formations aux métiers pour faciliter l’insertion professionnelle rapide des jeunes Burkinabè.
Pour sa part, Sawadogo a insisté sur le fait que la convention signée met l’accent sur la création d’une microfinance au profit des Burkinabè, l’appui à la formation technique et professionnelle, le renforcement des infrastructures et de l’expertise dans le domaine de la santé, le transfert de technologies dans les TIC, ainsi que l’accompagnement de projets agricoles.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, qui a présidé la cérémonie de signature, s’est félicité de l’engagement de la diaspora et des Afro-descendants, lequel s’inscrit dans une vision plus large, fondée sur la dignité, la souveraineté et le développement du Burkina Faso.
La signature du mémorandum d’entente constitue « le symbole d’une nouvelle dynamique en Afrique, une Afrique en marche, une marche stimulée par des Africains, portée par des Africains et pour les Africains », a-t-il indiqué.
Espérant voir ce nouveau cadre de coopération produire des résultats concrets, le chef de la diplomatie burkinabè a qualifié les membres de l’ADDI comme des acteurs investis dans la reconstruction des ponts entre l’Afrique et sa diaspora.
