Le Ministère français des Affaires étrangères a annoncé le mercredi 29 avril dans un communiqué, avoir convoqué, la veille, le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar à Paris pour protester vigoureusement contre la déclaration «persona non grata» d’un agent diplomatique de l’ambassade de France à Tananarive.
Paris a signifié au diplomate malgache que la France « rejetait catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation de la République de Madagascar».
La diplomatie française estime que de telles accusations sont « infondées » et « incompréhensibles compte tenu du soutien constant et concret apporté par la France (…) depuis octobre 2025, au processus de la Refondation» dans la grande île.
Le Quai d’Orsay a finalement invité les autorités malgaches «à maintenir un dialogue constructif, à la hauteur de la relation bilatérale et dans l’intérêt de nos deux pays».
Pour justifier sa démarche, rappelle-t-on, le ministère malgache des Affaires étrangères a évoqué, des « agissements incompatibles» de la part de l’agent mis en cause, « tel qu’il découle des enquêtes actuellement menées par les autorités compétentes concernant des actes de déstabilisation impliquant des ressortissants malgaches et étrangers».
La situation a certainement évolué puisque, dans un communiqué publié ce mercredi par la présidence malgache, il est indiqué que le Président de Madagascar, Randrianirina Michaël, et son homologue français, Macron Emmanuel, se sont entretenus après la convocation des chefs de mission diplomatiques des deux pays.
Le Chef de l’Etat malgache a sais cette occasion, pour rappeler que les décisions de son pays «relèvent de l’exercice normal de la souveraineté de l’État et s’inscrivent dans le respect des principes régissant les relations diplomatiques. »
Les deux chefs d’Etat, qui ont d’abord reconnu les faits comme des « actes isolés », ont souligné « l’importance des relations qui unissent Madagascar et la France » et réaffirmé « la volonté des deux États de déployer les efforts nécessaires pour que cet incident n’affecte pas la dynamique de coopération entre les deux pays» et de bâtir sur la base de la « confiance mutuelle», «un partenariat durable au service de leurs peuples» malgache et français.
