RDC : Un député interpelle le gouverneur de Kinshasa sur sa «mauvaise gestion»

La colère gronde au sein de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), où le député Aubain Mukanu Isukama a déposé ce mercredi 20 mai, une question orale avec débat, adressée au gouverneur de la ville, Daniel Bumba.

Le député Isukama qui dit agir au nom du peuple, affirme puiser la légitimité de son action contre le gouverneur de Kinshasa, dans l’article 197 de la Constitution, ainsi que dans les articles 186 et 192 du Règlement intérieur de l’Assemblée.

Il pointe du doigt, entre autres, les routes dégradées, les embouteillages inhumains, les chantiers interminables, l’insécurité, l’insalubrité, les marchés anarchiques, et les services publics paralysés dans la capitale, sans oublier les salaires impayés des employés du secteur public.

« Au nom du peuple kinois, nous refusons de rester silencieux face à l’effondrement progressif de la gouvernance de Kinshasa », a-t-il affirmé dans sa déclaration publiée sur son compte Facebook, rassurant, par la même occasion, que sa « démarche n’est ni un règlement de comptes, ni une agitation politicienne », mais « elle procède d’un devoir républicain face à une ville qui souffre chaque jour davantage».

Isukama a dénoncé la multiplication des annonces et des opérations de communication de la part de l’Exécutif provincial, pendant que Kinshasa «souffre, étouffe et recule».

Il a par ailleurs, souligné que «le peuple a le droit de savoir où va l’argent des taxes et des recettes publiques, qui contrôle les fonds engagés dans les grands projets, pourquoi les chantiers n’aboutissent pas, et comment certaines dépenses de prestige continuent pendant que Kinshasa étouffe».

Le député Aubain Mukanu Isukama soulève autant d’autres questions sur les réelles priorités budgétaires de 2026 et sur le suivi des dépenses, tout en dénonçant le coût exorbitant des résidences officielles du gouverneur et du Président de l’Assemblée Provinciale, alors que les crises que connaît la ville ne trouvent pas de solutions.

« Kinshasa a besoin de vérité, de transparence, de résultats et du respect de l’argent public. L’heure n’est plus aux effets d’annonce. L’heure est venue de rendre des comptes au peuple kinois », a-t-il conclu.