Le FAD et l’UNICEF œuvrent pour l’amélioration de l’accès à l’eau en Erythrée

Le Fonds africain de développement (FAD) a fait don ce lundi 21 septembre, de 9,82 millions de dollars à l’Erythrée, destiné à améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans ce pays et ce, en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Gouvernement d’Asmara.

Ce soutien financier destiné à soutenir la mise en œuvre du Projet de renforcement de l’adaptation en matière d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène en Érythrée, provient du Guichet d’action climatique, un mécanisme de financement climatique adossé au FAD, le guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) destiné aux pays à faible revenu et en transition dans le continent africain.

L’objectif du projet est d’élargir l’accès aux services WASH (eau, assainissement et l’hygiène), tout en garantissant une gestion plus performante et durable.

Mis en œuvre dans les six régions administratives de l’Erythrée, ledit projet prévoit l’installation et l’exploitation d’infrastructures WASH conçues pour résister aux effets du changement climatique. Cette approche garantie la résilience à long terme des installations, dont la finalisation est prévue d’ici décembre 2030.

Le projet prévoit en effet, la construction de forages, la mise en place de systèmes d’approvisionnement en eau en milieu rural et la modernisation des systèmes existants et intègre en même temps, un volet sur l’adaptation climatique ainsi qu’un renforcement des compétences institutionnelles et humaines.

Concrètement, il permettra de construire 21 systèmes complets d’approvisionnement en eau en milieu rural, de réhabiliter 38 systèmes installations existantes, et de moderniser les installations WASH dans dix centres de santé et douze écoles en Erythrée.

Enfin, pour garantir la durabilité des ressources en eau, le programme intègre également la construction de barrages de retenue, des travaux de terrassement et la plantation d’arbres dans les bassins versants.

« Le projet permettra aux populations de diviser par dix, [ramenant] à environ 500 mètres, les longues distances à parcourir pour accéder à l’eau potable », s’est félicité le Directeur du Département de l’eau et de l’assainissement à la BAD, Mtchera Johannes Chirwa,.

«En renforçant la résilience des communautés face aux chocs climatiques, a-t-il ajouté, le projet vise à contribuer de manière décisive à la stabilité sociale et à stimuler le développement économique en luttant contre les vulnérabilités environnementales et socioéconomiques. »