Le torchon brûle à nouveau entre l’Ouganda et le Rwanda

Alors que les présidents ougandais Yoweri Museveni et rwandais, Paul Kagame  s’étaient rencontrés en août dernier en Angola pour mettre fin aux tensions politiques qui les opposent, un incident vient torpiller à nouveau les relations entre les deux pays voisins, notamment la mort de deux ougandais tués par la police rwandaise, selon Kampala.

Ces Ougandais auraient été abattus dans le district de Nyagatare, dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec le Rwanda, alors qu’ils étaient « non armés », d’après les autorités ougandaises.

Pour la police rwandaise, les deux suspects ont été fusillés pour avoir «franchi illégalement la frontière et agressé des policiers». «Les contrebandiers sont devenus violents et ont agressé des policiers qui se sont défendus en les tuant par balles», a déclaré la police rwandaise dans un communiqué.

Le Rwanda avait fermé sa frontière terrestre avec l’Ouganda en février suite à un échange d’accusations d’ingérence dans les affaires intérieures respectives. Cette impasse aurait forcé les commerçants des deux pays à recourir à la contrebande.

Kampala a annoncé qu’une enquête sera ouverte sur cet incident qui intervient après la mort de deux ressortissants rwandais, la semaine dernière. Ils ont été abattus alors qu’ils tentaient de faire passer clandestinement des patates douces de l’Ouganda au Rwanda. Deux femmes rwandaises, accusées d’être impliquées dans la contrebande, avaient été également tuées par balles il y a deux semaines.

La circulation des personnes et des marchandises entre les frontières des deux pays est de nouveau réduite jusqu’à nouvelle ordre. En juin dernier, trois organisations de la société civile basées en Afrique de l’Est avaient porté plainte contre les gouvernements du Rwanda et de l’Ouganda devant la Cour de justice de l’Afrique de l’Est.

Elles avaient dénoncé une fermeture arbitraire de la frontière, contraire, selon elles, au traité d’établissement de la Communauté d’Afrique de l’Est.

A propos de Arsene Severin

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

quatre × 2 =