Algérie : Un PLF complémentaire dicté par la stagnation économique et la Covid-19

Le Projet de loi de finances complémentaire (PLFC) pour l’exercice 2020 en Algérie, a été présenté ce mardi par le ministre algérien des Finances, Abderahamane Raouya, devant l’Assemblée populaire nationale (APN).

«Ce projet de loi a été élaboré dans un contexte qu’on pourrait qualifier d’exceptionnel et d’inédit, marqué par la conjonction de deux facteurs majeurs, à savoir: la stagnation économique mondiale et la crise sanitaire globale sans précédent», a déclaré Raouya devant les parlementaires.

Le PLFC 2020 prévoit la baisse des dépenses budgétaires à 7.372,7 millions de Dinar (mds DA) contre 7.823,1 mds DA dans la Loi de finances (PLF) initiale, révèle le ministre, précisant que les recettes budgétaires, devraient aussi baisser à 5.395,8 mds DA contre 6.289,7 mds DA dans le PLF initial.

Selon le document présenté, le déficit budgétaire devrait atteindre 1.976,9 mds DA (-10,4% du PIB) contre 1.533,4 mds DA dans la LF initiale (-7,2% du PIB). Selon Raouya, ce déficit s’explique par la baisse des revenus du pétrole et du gaz.

«Le gouvernement a projeté les recettes d’exportation de pétrole et de gaz pour 2020 à 17,7 milliards de dollars, contre une prévision de 35,2 milliards de dollars annoncée avant l’épidémie du nouveau coronavirus qui a provoqué une forte baisse des prix mondiaux du brut», a-t-il indiqué.

«Compte tenu de la chute drastique des cours du pétrole ces derniers mois, le prix de référence du baril de pétrole a été revu à la baisse de 50 à 30 dollars et le prix de marché est passé de 60 à 35 dollars dans le PLFC 2020», a expliqué Abderahamane Raouya.

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