Burkina : Les policiers radiés manifestent à nouveau pour leur réintégration

Les 136 anciens policiers radiés en 2012, quelques-uns accompagnés de leurs épouses et leurs enfants, ont encore manifesté ce mercredi à Ouagadougou,  pour réclamer leur réintégration.

Les policiers radiés s’étaient rassemblés sur la place de la Nation pour se diriger vers la direction générale de la police nationale.

Selon leur porte-parole, Mahamadi Tidiga, les autorités ne rendront que justice à ces policiers, en les réintégrant, dans la mesure où ils avaient été «injustement rayés» de la police par des supérieurs dont ils dénonçaient la gestion lors des mutineries en 2011.

Il a fait part, dans la foulée, d’un rapport d’enquête, publié le mois passé, relatif à la gestion des ressources au sein de la police nationale et qui indexe certains supérieurs hiérarchiques des policiers révoqués.

Plus qu’une question de «justice», les manifestants demandent aussi leur réintégration au nom de «l’unité nationale». D’après la porte-parole des familles des policiers révoqués, Danwéré Sou Kam, cette réintégration favoriserait effectivement «la réconciliation et l’unité nationale» puisque les cœurs seront apaisés.

«Si nos maris ont été révoqués pour des actes d’indiscipline, quelles sanctions seront réservées à ceux qui ont détourné des milliards de francs CFA ?», a aussi interpellé Sou Kam, soulignant en même temps les difficultés rencontrées désormais par les familles.

Ces policiers avaient été radiés des effectifs de la police nationale, après une série de mutineries tenues pratiquement sur tout le territoire national, durant le printemps 2011. Ils avaient été révoqués, en mars 2012, par la justice pour «faits d’insubordination, de comportement attentatoire à l’honneur et à l’éthique du corps».

Le directeur général de la police Jean Bosco Kienou, a promis ce mercredi aux manifestants que leur message «parviendra là où il doit être transmis».

Il faut souligner que les agents radiés, malgré leur demande publique de pardon, ont des difficultés de postuler aux offres d’emploi du fait de la sanction qui pèse sur eux.

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