Le FMI met l’Algérie en garde

Des experts du Fonds monétaire international (FMI) qui ont effectué du 27 février au 12 mars dernier, une mission d’information sur les réformes économiques en cours en Algérie, ont mis en garde lors d’une conférence de presse lundi dernier à Alger, les autorités de ce pays contre leur politique économique.

Venue pour mener des entretiens «au titre de l’article IV» des statuts du Fonds, la mission a passé en revue les différentes mesures prises par le gouvernement algérien pour booster l’économie du pays. A côté des avancées réalisées et reconnues, la mission a fait part d’autres mesures à entreprendre.

D’emblée, l’institution financière partage «le même diagnostic établi par les autorités algériennes (concernant l’économie nationale) et aussi ce double objectif d’ajustement et de transformation économique, avec la volonté de voir comment parvenir à cette transformation de la manière la plus douce possible », a fait savoir le chef de mission, Jean-François Dauphin.

Cependant, concernant par exemple, la décision du gouvernement, depuis le 1er janvier dernier, d’interdire l’importation sur le territoire national de 851 produits en vue de protéger la production nationale,la mission a attiré l’attention sur le fait que la politique commerciale du pays doit avoir pour objectif principal «d’encourager les exportations plutôt que d’imposer des barrières non tarifaires aux importations, barrières qui créent des distorsions».

Après avoir passé en revue plusieurs questions relatives, entre autres, aux hydrocarbures, à la dette, à l’inflation ou encore au rôle de la banque centrale, la mission a fait savoir que, dans tous les cas, «quel que soit le dosage de politique économique des autorités, une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz».

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