Ile Maurice : La croissance économique revue à la baisse

Selon la Banque commerciale de Maurice (Mauritius Commercial Bank, MCB), la croissance économique de l’île devrait être légèrement révisée à la baisse passant de 3,9 % en octobre dernier à 3,8 % pour l’année 2019.

Dans son journal occasionnel intitulé MCB Focus de février 2019, la MCB a annoncé que la croissance économique, mesurée aux prix de base, devrait désormais s’établir à 3,8 %, soit 10 points de base de moins que les prévisions de la banque en octobre, et à égalité avec la prévision correspondante des services mauriciens de la statistique (Statistics Mauritius) selon les derniers comptes nationaux publiés en décembre 2018.

La MCB explique cette révision par la détérioration de la conjoncture économique mondiale, en particulier dans les principaux marchés d’exportation de l’île et de certains retards dans la réalisation d’activités énergétiques spécifiques par le secteur privé.

La MCB a indiqué que, d’un point de vue sectoriel, le secteur de la construction devrait rester cette année l’un des principaux moteurs de la croissance nationale à l’échelle nationale, compte tenu des grands projets d’infrastructure en cours.

«A un autre niveau, les secteurs des TIC et des services commerciaux et financiers devraient continuer à tirer profit de leurs fondamentaux solides pour maintenir une performance résiliente», fait observer MCB.

Les exportations de l’île risquaient encore de subir le contrecoup de la baisse de la demande britannique à court et moyen terme. En ce qui concerne le secteur du commerce, le rythme de la croissance devrait rester conforme aux tendances récentes.

Le secteur agricole non sucrier reste soumis aux caprices des conditions climatiques, tandis que la valeur ajoutée du sucre devrait rester relativement stable après deux années consécutives de baisse, reflétant notamment les niveaux de production limités et les pressions concurrentielles élevées.

La MCB a, également, revu à la baisse ses prévisions de croissance de la valeur ajoutée pour le secteur du tourisme qui devrait «toujours exercer une influence positive sur le taux de croissance du pays cette année».

En ce qui concerne les autres indicateurs économiques, la Banque a indiqué que le taux de chômage devrait diminuer pour atteindre 6,7 % en 2019, tandis que le déficit budgétaire devrait s’établir à 3,3 % du PIB, légèrement au-dessus des 3,2% prévus par les autorités.

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