L’Autorité Nationale des Élections (ANE) en République Centrafricaine (RCA) a officiellement annoncé, dans la nuit du 5 au 6 janvier, la réélection du président sortant, Faustin-Archange Touadéra qui a obtenu 76,15 % des suffrages exprimés dès le premier tour du scrutin présidentiel tenu le 28 décembre dernier.
Ces résultats provisoires seront validés à coup sûr, à la mi-janvier, par la Cour constitutionnelle qui procédera d’abord à l’examen des éventuels recours.
La proclamation de ces résultats intervient dans un climat de tension. En effet, l’opposant Anicet-Georges Dologuélé, arrivé en deuxième position avec 14,66% des voix, a déjà dénoncé des irrégularités majeures et revendiqué sa propre victoire ; une démarche aussitôt dénoncée par le camp du président sortant.
Pourtant, la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) avait salué, le 30 décembre dernier lors d’une conférence de presse à Bangui, le caractère globalement apaisé des élections générales (présidentiel, législatif, régional et municipal), sur l’ensemble du pays.
Tout en félicitant le peuple centrafricain, le gouvernement et l’ensemble des parties prenantes pour la tenue effective du vote, la mission a invité les candidats et les partis politiques à privilégier les voies légales pour toute contestation des résultats du scrutin.
Touadera a été rééligible pour un troisième mandat grâce à la nouvelle Constitution qu’il a fait adopter en 2023, laquelle a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels et allongé la durée du mandat de 5 à 7 ans.
