Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, mercredi 29 avril à Abidjan, un financement de 48,83 millions de dollars destiné au Projet de réponse à la crise (PRECAPE) politico-sécuritaire qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo en appui aux populations affectées.
Approuvé le même jour par le Conseil d’administration de la Banque, cet engagement financier se présente sous forme d’un prêt de 33,91 millions de dollars et d’un don de 4,95 millions de dollars à titre de Facilité d’appui à la transition, puis d’un second don de 9,97 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque.
Le projet vise la réhabilitation et l’équipement des infrastructures sociales résilientes au climat en vue d’assurer la reprise et la continuité dans la région orientale de la RDC, des services sociaux de base dont la santé, l’éducation et la formation professionnelle, l’eau, l’assainissement et l’hygiène.
Il s’agit selon le communiqué, de la construction de cinq centres de formation professionnelle, de sept écoles, de sept centres de santé et l’aménagement de cinq ouvrages d’eau et d’assainissement ; des marchés, en faisant profiter les populations bénéficiaires des travaux à haute intensité de main d’œuvre pour la réhabilitation des infrastructures détruites, etc.
Le PRECAPE, qui déploiera ses actions à Uvira dans le Sud-Kivu, ainsi qu’à Beni et Walikale dans le Nord-Kivu, devrait permettre à plus de 800.000 personnes, incluant des personnes déplacées internes et les populations hôtes, d’avoir accès à des services sociaux de qualité.
« Le projet permettra d’apporter une réponse ciblée aux besoins les plus pressants tout en contribuant à la mise en place de solutions durables pour lutter contre la fragilité et atténuer les souffrances des populations vulnérables », a expliqué Mohamed Chérif, responsable pays de la Banque en République démocratique du Congo (RDC), cité dans le communiqué.
Selon ce dernier, le but du projet est « de restaurer les actifs économiques favorables à l’inclusion sociale des jeunes et des femmes, de réduire la marginalisation économique, sociale et climatique tout en consolidant la paix et la résilience communautaire, base du développement durable».
