Le pétrolier Tagor intercepté par la France n’a aucun lien avec le Cameroun (Ministre)

Le Ministre camerounais des Transports a démenti fermement, ce lundi 08 juin, les informations diffusées dans les réseaux sociaux et faisant état de l’interception par les autorités françaises, pendant le week-end du 31 mai au 1er juin 2026, d’un pétrolier nommé « Tagor », présenté comme battant pavillon camerounais et qui transportait du pétrole russe.

Selon Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè, les vérifications rigoureuses effectuées par le ministère ont montré que ce navire « ne figure dans aucun des registres officiels des navires autorisés à battre pavillon camerounais. »

Il a condamné « avec rigueur l’utilisation frauduleuse et abusive des attributs de la nationalité de la République du Cameroun », tout en invitant la communauté maritime internationale à « prendre des mesures drastiques contre ces dérives qui deviennent fréquentes dans ce secteur. »

Le ministre a, en outre, exhorté les médias ainsi que les acteurs du secteur maritime « à faire preuve de prudence, de responsabilité et de discernement dans la gestion de l’information, et à s’abstenir de toute spéculation ou conclusion hâtive susceptible de porter atteinte à l’image du registre maritime camerounais ainsi qu’aux intérêts de l’État du Cameroun. »

Le Cameroun a profité de cette occasion pour réaffirmer sa volonté de combattre les activités maritimes illicites, conformément à ses obligations nationales et internationales en matière de sûreté, de sécurité et de gouvernance maritimes.

Le pays dit poursuivre également « le processus d’assainissement et de modernisation de son pavillon, dans le respect des lois et règlements en vigueur » ; et encourager la coopération avec les administrations maritimes partenaires.