Le gouvernement ivoirien a annoncé avec satisfaction, la signature le vendredi 26 juin à Abidjan, d’un accord entre la Côte d’Ivoire et l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), destiné à renforcer le Système de surveillance internationale (SSI).
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des ministres ivoiriens des Affaires étrangères, Nialé Kaba, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, du secrétaire exécutif de l’OTICE, Robert Floyd, ainsi que de Cissé Yacouba, ambassadeur de Côte d’Ivoire en République d’Autriche et représentant permanent auprès des organisations internationales à Vienne.
Selon un communiqué officiel d’Abidjan, cet accord traduit la volonté commune des deux parties de promouvoir la paix, la sécurité internationale, la non-prolifération nucléaire ainsi que l’excellence scientifique.
La cheffe de la diplomatie ivoirienne a salué la conclusion de cet accord, le qualifiant de preuve supplémentaire de la solidité du partenariat entre la Côte d’Ivoire et l’OTICE.
Elle a rappelé l’engagement de son pays pour un monde sans armes nucléaires, soulignant la portée symbolique du 30e anniversaire de l’OTICE et du Traité de Pelindaba, deux instruments majeurs pour le désarmement et la non-prolifération des armes nucléaires.
Nialé Kaba a également relevé les avancées concrètes issues de la coopération entre son pays et l’OTICE, notamment l’Accord de facilité signé le 19 mars 2026, faisant de la Côte d’Ivoire un État hôte du Système de Surveillance Internationale (SSI), ainsi que l’installation du Capacity Building System au Centre National de Données de LAMTO.
Pour sa part, Adama Diawara a insisté sur l’impact scientifique de l’accord, précisant que ce partenariat offre d’importantes opportunités aux universités et centres de recherche ivoiriens à travers le développement des applications civiles du traité, le renforcement des capacités des jeunes chercheurs et l’intégration des outils du Système de surveillance international dans les programmes de recherche.
De son côté, Robert Floyd a salué l’engagement constant de la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre des mécanismes du Système de surveillance internationale, et souligné que l’accord constitue un jalon important pour le renforcement de la coopération régionale et internationale en matière de sécurité et de non-prolifération nucléaire.
L’OTICE , a-t-il rappelé, s’appuie particulièrement sur la Côte d’Ivoire qui abrite deux plateformes majeures de collecte et d’analyse des données internationales, à savoir : les stations de LAMTO et de Dimbokro.
