La Banque mondiale salue la résilience remarquable de l’économie du Burkina Faso en 2025

L’économie burkinabè a fait preuve de résilience en 2025, avec une croissance du PIB réel estimée à 5,3 %, contre 4,8 % en 2024, en dépit d’un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, a révélé la Banque mondiale (BM) dans sa «Note sur la Situation Économique du Burkina Faso» de juin 2026, publié ce mardi 30 juin.

Dans son document, l’institution financière de Bretton Woods appelle le pouvoir à Ouagadougou à traduire cette résilience économique en progrès tangibles pour les populations, en engageant dès maintenant des réformes structurelles ambitieuses qui permettront, entre autres, à générer des emplois productifs et à élargir les opportunités économiques à l’ensemble des Burkinabè.

La Banque cite plusieurs facteurs ayant contribué à l’amélioration de la croissance, dont la performance du secteur agricole, la résilience du secteur des services, la progression du secteur minier qui a largement bénéficié de la formalisation de l’exploitation minière artisanale et semi-mécanisée, ainsi que l’entrée en vigueur du nouveau Code minier.

Au chapitre des actions prioritaires recommandées pour une reprise économique devant profiter durablement aux populations, la Banque évoque la généralisation des paiements électroniques des entreprises, l’interconnexion des bases fiscales et le renforcement de la gestion financière des investissements.

A moyen terme, le rapport préconise de simplifier la conformité fiscale, notamment pour les micro-entreprises, de renforcer la fiscalité locale via des registres fonciers numériques et de mieux gérer les risques liés à la volatilité des prix de l’or et du pétrole.

Le document consacre un chapitre spécial aux femmes, qui révèle que les femmes continuent de faire face à d’importantes barrières dans leur participation à la vie économique, et leur taux d’emploi reste inférieur à celui des hommes (63,4 % contre 76 %).

La Note formule un ensemble de recommandations visant à lever les contraintes structurelles qui limitent cette participation, dont, entre autres, l’élargissement de l’accès des femmes et des filles à l’éducation ainsi qu’à la formation technique et professionnelle, l’amélioration de l’accès aux services financiers et aux facteurs de production.

Le Burkina Faso a « démontré une résilience macroéconomique remarquable. La poursuite des efforts en vue de consolider ces acquis (…) pourrait contribuer à soutenir cette dynamique », a insisté Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil.