Burkina : Tentative de putsch déjoué

Le parti au pouvoir au Burkina Faso, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a accusé ce lundi, les pro-Compaoré d’être à l’origine d’une nouvelle tentative de putsch dans le pays qui a été déjouée début octobre.

«La récente intention des soldats de l’ex-RSP (régiment de sécurité présidentielle) de s’attaquer aux garnisons militaires où sont détenus les putschistes confirme qu’il s’agit là d’initiatives coordonnées, civiles et militaires, concourant aux mêmes objectifs à savoir libérer leurs chefs détenus et restaurer l’ordre ancien», lit-on dans un communiqué du Mouvement du peuple pour le progrès.

«Le récit des événements précise d’ailleurs que certains soldats de l’ex-RSP seraient venus de l’étranger pour se livrer directement à leur basse besogne, munis de matériels et d’importantes sommes d’argent, preuves supplémentaires des connexions entretenues entre eux et leurs maîtres en exil», poursuit le document.

Le MPP a attiré l’attention sur certaines circonstances qui ont eu lieu ces derniers temps. D’abord l’apparition «suspecte» de l’ex-président Blaise Compaoré, sur les écrans de télévision qui «n’est certainement pas un fait du hasard». Ensuite, la création de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) qui viserait «la libération sans condition et sans jugement des putschistes détenus et tous les auteurs présumés de crimes de sang et de crimes économiques du régime déchu.»

La formation politique du président Roch Marc Kaboré encourage, dans son document les enquêteurs «à poursuivre leurs recherches, aussi bien dans le milieu militaire que civil, afin de mettre en lumière toutes les connexions et d’en établir les preuves.»

Si les accusations du MPP se confirmaient, cette tentative de coup d’Etat serait la deuxième après la démission de Compaoré de son poste présidentiel. La première, préparée par des membres de l’ex-garde prétorienne de l’ancien président, a eu lieu en septembre 2015.

Signalons que quelques observateurs locaux émettent des doutes quant à la véracité de ces allégations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.