Le Tchad abroge la peine de mort sauf pour les cas de terrorisme

L’Assemblée nationale du Tchad a adopté massivement, ce lundi 12 décembre, une réforme du code pénal qui prévoit l’abrogation de la peine de mort, sauf pour les cas de terrorisme.

Avec 111 voix pour, une contre et quatre abstentions, les députés ont décidé d’abroger le code pénal de 1967. La peine de mort avait été supprimée en 2014, mais réintroduite en 2015 à travers une loi spéciale, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Cette loi spéciale n’avait toujours pas convaincu un groupe d’associations de la société civile qui insistent sur l’abolition pure et simple de la peine de mort. Ces associations, convaincues que l’argument de la lutte contre le terrorisme n’est pas valable pour maintenir la peine de mort et craignant les dérives nées de l’interprétation de la loi, ont formé, le mois passé, une «Coalition nationale contre la peine de mort au Tchad».

Le nouveau code pénal risquera de ne pas répondre à leurs attentes, en ce sens que la peine de mort n’est pas totalement abrogée.

Le nouveau code pénal que viennent d’adopter les députés interdit également le mariage précoce qui est un fléau très répandu dans le pays. L‘âge légal du mariage est relevé à 18 ans au lieu de 16 au préalable.

Pour rappel, le président tchadien, Idriss Déby Itno, s’est engagé à bannir le mariage des mineurs d’ici 2020, avec le soutien du Fond des Nations unies pour l’enfance. Le Tchad compte 69% des femmes (de 20 à 49 ans) qui sont mariées avant l‘âge de 18 ans.

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