Amison : Un mémorandum d’entente conclu pour le payement du contingent burundais

L’Union africaine (UA) et Bujumbura ont trouvé un accord qui permettrait que la force burundaise déployée au sein de la mission de l’UA en Somalie (Amison) continue de percevoir son salaire qui était entre temps gelé par l’Union européenne (UE).

La nouvelle modalité de paiement convenue consistera à faire transiter les fonds via l’UA qui les acheminera vers les banques commerciales burundaises et non plus en direction des caisses de la Banque centrale du pays comme autrefois.

Bruxelles avait suspendu, depuis mars 2016, le paiement de 5 millions d’euros par mois pour les soldats burundais par crainte de voir le gouvernement de Bujumbura, sous sanctions actuellement, d’utiliser les fonds pour d’autres fins.

Cette décision avait provoqué la colère des autorités burundaises et le président Pierre Nkurunziza a demandé, il y a deux jours, d’entamer les démarches pour le retrait des troupes déployées en Somalie. Mais l’entente qui vient d’être conclue entre le Burundi et l’Union africaine devrait apaiser les craintes de différentes parties et empêcher le retrait effectif.

«C’est une bonne nouvelle pour la Somalie et pour le Burundi. Et surtout pour les militaires burundais parce que ça faisait au moins une année sans avoir leur solde. Donc, aujourd’hui c’est un ouf de soulagement. La formule est trouvée donc le retrait n’a plus d’objet d’être», a affirmé, pour sa part, le vice-président burundais Gaston Sindimwo qui a parlé également d’une «solution qui sauvegarde notre souveraineté nationale.»

L’UA africaine a fait part d’une reconnaissance des prestations positives des militaires burundais pour la consolidation de la paix en Somalie et a rendu hommage aux soldats burundais tués dans ce pays.

La balle est maintenant dans le camp de l’UE. L’UA assure que les soldats burundais seront payés prochainement. Mais certains observateurs font remarquer que Bruxelles peut ne pas se laisser totalement convaincre par la nouvelle solution dans la mesure où le gouvernement burundais aurait une «haute main sur la plupart des banques commerciales »

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