La machine diplomatique des Etats-Unis a été mise en branle par l’Administration Trump dans une nouvelle tentative de clore définitivement le vieux dossier du litige territorial artificiel autour du Sahara Occidental Marocain, monté de toutes pièces dans les années 70 par le régime algérien dans le but à peine voilé, d’affaiblir le voisin marocain et de s’approprier le leadership régional.
Washington a en effet exhorté à maintes reprises, les parties au conflit (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario) «à négocier sans délai une solution pour le Sahara avec le plan d’autonomie marocain comme seul cadre». Cette nouvelle démarche diplomatique américaine a débuté par une tournée régionale dans les pays maghrébins, de Massad Boulos, Conseiller spécial du président, Donald Trump, pour l’Afrique. L’émissaire américain a entamé sa tournée le 22 juillet à Tunis, avant de se rendre à Tripoli et puis Benghazi en Libye. Il a ensuite fait un détour le 26 juillet à Paris, d’où il s’est en volé le lendemain, en direction d’Alger avant de faire escale le mardi 29 juillet à Rabat.
Entretemps, Duke Buchan III, candidat désigné par le président Trump pour le poste de nouvel ambassadeur au Maroc, était auditionné le mardi 29 juillet à Washington, par la commission des Affaires étrangères du Sénat. Évoquant les relations entre les Etats-Unis et le Maroc dans son discours devant les sénateurs, Duke Buchan III a notamment rappelé que le président actuel des Etats-Unis a déjà réaffirmé la reconnaissance (fin 2020) de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental et exprimé son soutien total au plan d’autonomie marocain pour le Sahara, qu’il considère comme «l’unique voie pour la résolution de ce conflit».
Pour rappel, cinq semaines après son investiture le 20 janvier 2025 en tant que 47ème président des États-Unis, le président républicain, Donald Trump avait annoncé la nomination de Richard Duke Buchan III au poste d’ambassadeur des États-Unis à Rabat. Il a alors assuré sur son propre réseau «Truth Social», que Buchan III «jouera un rôle clé alors que nous renforçons la paix, la liberté et la prospérité pour nos deux pays» les Etats-Unis et le Maroc qui sont déjà liés par d’importants accords stratégiques au plan économique et géostratégique.
La nomination de Buchan II, un républicain proche du président Trump, intervient dans un contexte où les États-Unis cherchent à consolider leurs alliances traditionnelles en Afrique pour contrer l’influence croissante d’autres puissances sur le continent, notamment la Chine, la Russie et l’Union européenne.
Dans le sillage de ces derniers développements sur la scène américano-maghrébine, l’Algérie qui ne fait pas le poids devant les Etats-Unis, première puissance mondiale et membre influent du Conseil de sécurité et de l’échiquier diplomatique international, sera inéluctablement forcée de se soumettre à la volonté de l’Administration Trump qui compte régler coûte que coûte, le conflit autour du Sahara Occidental marocain, qui empoisonne depuis plus d’un demi-siècle, les relations entre les pays maghrébins et nord-africains.