L’UA appelle au dialogue et au renforcement du multilatéralisme suite à l’annonce du retrait des USA de certaines institutions

La Commission de l’Union africaine (UA) a plaidé ce lundi 12 janvier, en faveur d’un dialogue continu entre les États-Unis, l’ONU et d’autres partenaires, dans la suite de la récente décision de l’administration américaine de se désengager immédiatement de certaines entités onusiennes qui ne répondent pas aux intérêts des Etats-Unis.

Pour l’organisation panafricaine, ce dialogue «aidera à identifier les voies permettant de soutenir les fonctions multilatérales essentielles, d’améliorer l’efficacité et la responsabilité et de faire en sorte que les plus vulnérables ne soient pas touchés de façon disproportionnée», a indiqué le Président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf dans une déclaration.

Ce dernier dit avoir pris note du mémorandum présidentiel publié la semaine dernière par le gouvernement américain qui ordonne la cessation de la participation des États-Unis à certaines entités des Nations Unies et leur financement, ainsi que le retrait des Organisations internationales sélectionnées et ne relèvent pas de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Tout en reconnaissant aux Etats-Unis le droit d’ajuster leurs engagements internationaux selon leurs priorités, Youssouf rappelle que Washington est un partenaire clé pour l’Afrique et un pilier du multilatéralisme, contribuant à la paix et au développement.

Il affirme soutenir le Secrétaire général de l’ONU sur l’importance d’un « système multilatéral fort, efficace et inclusif », face aux crises mondiales (conflits, climat, économie, santé).

L’Union africaine reconnaît le rôle clé des agences onusiennes (CEA, DAES, CNUCED, etc.) dans le soutien au développement africain, à la consolidation de la paix et à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA, ajoute Mahmoud Ali Youssouf qui souligne aussi l’interconnexion entre les efforts de l’ONU et les objectifs continentaux.

Ces institutions renforcent, poursuit-il, les capacités nationales et régionales en Afrique, et toute baisse de soutien menace les progrès de développement, la paix et la résilience communautaire, surtout dans les zones fragiles.

La Commission de l’UA reste déterminée à s’engager constructivement avec tous les partenaires, y compris les États-Unis, dans le renforcement d’un ordre international fondé sur des règles qui répondent aux réalités mondiales d’aujourd’hui tout en préservant l’esprit de solidarité et de responsabilité collective, lit-on dans la Déclaration du président de la Commission de l’UA.