Coopération Judiciaire : Lomé s’explique sur l’extradition de l’ex-président Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso

Les autorités togolaises ont affirmé, mardi dans un communiqué, avoir reçu, le 12 janvier dernier, une demande d’extradition formulée par les autorités judiciaires du Burkina Faso, visant Monsieur Damiba Paul-Henri Sandaogo.

Les griefs retenus contre l’ancien président burkinabè de la transition sont lourds, notamment détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux.

Après examen de la régularité de la requête de Ouagadougou, Damiba a été interpellé le 16 janvier, en exécution du mandat d’arrêt international joint à la demande d’extradition, conformément aux dispositions légales en vigueur au Togo, explique le communiqué.

Le dossier a immédiatement été porté devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, laquelle a rendu un avis favorable à la demande burkinabè, après une audience publique tenue le jour même de l’interpellation.

La juridiction « a donné un avis favorable à la requête ainsi introduite, sur le fondement de l’offre de réciprocité des autorités burkinabè, des instruments internationaux auxquels le Togo est partie et des garanties offertes par ces autorités quant au respect de l’intégrité physique et de la dignité de Monsieur Damiba Paul-Henri Sandaogo, de ses droits au cours de la procédure, notamment celui d’un procès équitable, et l’absence de la peine de mort », détaille le document.

Fort de cet avis favorable, Damiba « a été remis aux autorités de la République du Burkina Faso, le 17 janvier 2026 », conclu le communiqué signé par le Garde des Sceaux, ministre de la justice et des droits humains.

L’ex-président de la transition, qui vivait en exil au Togo depuis octobre 2022, après avoir été renversé par l’actuel dirigeant, Ibrahim Traoré, devra désormais répondre de ses actes devant les tribunaux de son pays d’origine.