L’Egypte s’érige en nouveau champion de l’égalité juridique (Banque mondiale)

L’Egypte s’impose désormais comme le leader mondial des réformes en faveur de l’égalité des genres au travail, c’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit » du Groupe de la Banque mondiale, qui mesure l’égalité des droits dans les législations en vigueur dans le monde et évalue leur degré d’application.

Grâce à une série de mesures législatives audacieuses, ce pays d’Afrique du Nord a vu son score d’égalité juridique bondir de 10 points, se classant ainsi au premier rang mondial des « réformateurs », d’après les précisions fournies par le communiqué de presse relatif à ce rapport.

La Banque mondiale salue les réformes récentes qui ont prolongé le congé parental rémunéré de 90 à 120 jours pour les mères, introduit un jour de congé payé pour les pères, imposé l’égalité salariale et autorisé les demandes relatives à des modalités de travail flexibles. A l’instar de l’Egypte, la Jordanie et Oman ont également réalisé des avancées significatives en matière d’égalité des genres.

D’après le nouveau rapport de la Banque mondiale, seulement 4 % des femmes dans le monde vivent dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes.

« C’est le signe que les obstacles empêchant les femmes de contribuer pleinement à la croissance et à la prospérité sont bien plus importants qu’on ne l’estimait auparavant. Et même si ces législations étaient pleinement appliquées, les femmes disposeraient à peine des deux tiers des droits dont bénéficient les hommes », lit-on dans le communiqué.

Le rapport « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit » dresse un état des lieux mondial de la participation des femmes à la vie économique dans dix principaux domaines, parmi lesquels, la sécurité contre les violences, l’accès à des services de garde des enfants, l’entrepreneuriat, les protections liées à l’emploi, la propriété et la sécurité à la retraite.