Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a organisé le mercredi 25 mars, en partenariat avec l’Agence de promotion des investissements en Mauritanie (APIM), un atelier à Nouakchott pour mieux faire connaître ses instruments de financement aux acteurs économiques locaux, particulièrement ceux du secteur privé.
Dans un communiqué publié ce jeudi, Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du Groupe de la BAD pour l’Afrique du Nord et responsable pays pour la Mauritanie, explique que dans ce pays, son institution entend «orienter davantage de ressources vers les investissements portés par le secteur privé, renforcer sa coopération avec les banques locales et régionales et soutenir des projets créateurs de valeur ajoutée et d’emplois».
« Notre ambition est claire : faire du secteur privé un moteur plus fort de transformation économique et d’intégration régionale », a-t-elle poursuivi, avant de saluer les réformes récentes entreprises par Nouakchott, dont le nouveau code des investissements, le renforcement du cadre réglementaire minier et la consolidation des partenariats public-privé.
Tout en appréciant l’accompagnement de la BAD, le ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, Abdallah Souleymane Cheikh-Sidia, également gouverneur du Groupe de la Banque pour la Mauritanie, a indiqué que « le vrai défi n’est pas le manque d’opportunités, mais la capacité à transformer ces potentiels en projets finançables et réalisables ».
De son côté, le directeur général de l’APIM, Tah Ahmed Meouloud, a rappelé que la BAD apporte bien plus que du capital, elle offre une crédibilité et des mécanismes de réduction des risques indispensables pour attirer d’autres investisseurs.
L’atelier a également servi de plateforme de consultation pour la future stratégie d’intégration régionale de la BAD en Afrique du Nord. Les échanges avec les entrepreneurs ont permis d’identifier les priorités pour positionner les produits mauritaniens sur les marchés régionaux et continentaux.
Entre réformes du code des investissements et grands projets d’infrastructures, la Mauritanie semble plus que jamais prête à offrir un climat des affaires propice à une croissance durable et inclusive.
La BAD, qui soutient déjà l’APIM, rappelle que sa stratégie pour le développement du secteur privé dans le continent africain, s’articule autour de trois axes, à savoir : l’amélioration de l’environnement des affaires, le développement des infrastructures de qualité et le renforcement des capacités des entreprises.
