Le Fonds africain de développement injecte 1,7 milliard FCFA pour booster le secteur privé de l’UEMOA

Le Fonds africain de développement (FAD) soutiendra le secteur privé des huit pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) avec un don de 1,7 milliard de francs CFA, rapporte un communiqué publié mercredi par la Banque africaine de développement (BAD).

Approuvé le week-end dernier à Abidjan par le Conseil d’administration du FAD, ce financement est particulièrement destiné au Projet de renforcement de la compétitivité du secteur privé de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

L’objectif du projet, précise-t-on, est de renforcer la compétitivité du secteur privé et des économies du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal, et du Togo, afin de tirer profit des opportunités de production et de commerce et de faciliter l’intégration de la zone sur le marché de la ZLECAf.

Plusieurs actions stratégiques seront déployées en vue de maximiser l’impact de ce don, parmi lesquelles l’organisation des concertations nationales ; la définition d’un cadre d’opérationnalisation ; l’accompagnement ciblé de 80 PME exportatrices, avec une priorité accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes ; les formations sur les normes de conformité ou l’accès au financement.

Selon Lamin Barrow, directeur général de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, « le projet vise à définir un cadre d’harmonisation et de mise en cohérence des stratégies nationales, et exploite les complémentarités et synergies des efforts nationaux, tout en renforçant l’efficacité des instruments existants de promotion de l’intégration sous-régionale. »

Les bénéficiaires directs du projet sont les acteurs publics en charge de la mise en œuvre de la ZLECAf et les acteurs du secteur privé de l’Union, ainsi que l’ensemble de la population de l’Union constituée d’environ 147,01 millions d’habitants.

Le communiqué assure que les interventions proposées auront un impact direct grâce à l’amélioration de la facilitation du commerce, à la réduction des coûts commerciaux et à la création d’opportunités commerciales à moyen et long terme.

Au-delà des entreprises, le projet devrait aussi renforcer la capacité de l’UEMOA en tant qu’union douanière, et de la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) dans son rôle de représentant du secteur privé dans le processus d’intégration régionale.