Le Maroc et les États-Unis ont franchi un nouveau cap dans leur coopération militaire avec la signature à l’issue de la 14e réunion du Comité consultatif de défense, d’une nouvelle feuille de route couvrant la période 2026-2036, visant à renforcer leur partenariat stratégique, notamment dans les domaines de l’industrie de défense et de la cyber-sécurité.
A l’occasion de la réunion du Comité Consultatif de Défense maroco-américain, tenue du 14 au 16 avril à Washington, le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement marocain, chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdeltif Loudyi et le Général de Corps d’Armée, Inspecteur Général des FAR et Commandant la Zone Sud, Mohammed Berrid, ont été reçus au Pentagone, par le Secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth.
Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part l’ambassadeur du Maroc à Washington, Youssef Amrani et l’ambassadeur des États-Unis à Rabat, Duke Buchan III, les deux parties ont axé leurs discussions approfondies sur les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale notamment en matière de défense, d’industrie de défense et de cybersécurité. A la même occasion, les deux parties se sont félicitées des relations historiques et exemplaires qui fondent la solidité de l’alliance historique entre le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique.
La partie marocaine a saisi cette opportunité pour saluer la position américaine soutenant la souveraineté pleine et entière du Royaume sur son Sahara ainsi que pour mettre en exergue les efforts soutenus du Maroc, en tant qu’acteur engagé pour la paix et la sécurité régionales pour promouvoir la stabilité et la prospérité aux niveaux régional et international.
Dans une récente publication, rappelle-t-on, le sous-secrétaire américain à la Politique de Défense, Elbridge Colby avait souligné que la nouvelle feuille de route encadrant la coopération militaire entre les États-Unis et le Maroc, a pour but d’orienter et structurer les relations militaires bilatérales au cours des dix prochaines années, tout en mettant l’accent sur le renforcement de l’interopérabilité, le développement des capacités opérationnelles et la coordination face aux défis sécuritaires communs.
