Le Secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau qui effectue une tournée maghrébine, a eu ce mardi 28 avril à Alger, avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, des entretiens axés sur «l’évolution du processus politique visant à résoudre la question du Sahara occidental», a annoncé la diplomatie algérienne dans un communiqué.
Les deux responsables ont également évoqué «la coopération bilatérale entre les États-Unis et l’Algérie, englobant les partenariats commerciaux ainsi que les efforts conjoints pour la stabilité régionale, la sécurité et la prospérité économique», a indiqué l’ambassade des Etats-Unis à Alger.
Hier lundi, Christopher Landau a eu des entretiens avec les ministres algériens des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, des Mines, Mohamed Arkab Hanifi et du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni Rezig, des secteurs qui intéressent en premier chef les Etats-Unis.
Le diplomate américain est par ailleurs attendu au Maroc pour des discussions avec les hauts dirigeants du Royaume, à la veille de la nouvelle session que le Conseil de Sécurité tiendra à huis-clos ce 30 avril pour l’examen des derniers développement de ce dossier et décider de l’avenir de la MINURSO.
Ayant reconnu officiellement le 10 décembre 2020, la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son Sahara Occidental, les Etats-Unis comptent réunir prochainement autour de la même table à Washington, les quatre parties au conflit (Maroc, Algérie, Mauritanie et front Polisario) pour faire avancer les négociations entamées le 8 février 2026 à Madrid, sur la base du Plan d’autonomie marocain.
Parallèlement à la visite de Christopher Landau à Alger, le commandant de l’AFRICOM, le général Dagvin R.M Anderson qui a fait lui aussi un déplacement en Algérie, a été reçu rencontré ce mardi, par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général Saïd Chengriha.
«Les discussions ont porté sur la poursuite de la coordination, les défis régionaux communs et les efforts visant à promouvoir la stabilité, témoignant d’un respect mutuel et d’un engagement commun envers la paix et la sécurité régionales», rapporte l’ambassade des États-Unis à Alger.
Faut-il rappeler qu’aux yeux de la communauté internationale, de l’ONU et des hauts dirigeants des Etats-Unis ainsi que de l’Espagne et de la France, anciennes puissances coloniales dans la région, l’Algérie constitue la clé maitresse dans le règlement du litige autour du Sahara marocain.
Ces acteurs de la scène diplomatique internationale sont convaincus que ce litige a été créé de toutes pièces par le régime algérien qui continue à le faire perdurer en abritant sur son sol, les séparatistes du front Polisario en leur fournissant le soutien diplomatique, financier et militaire à des fins hégémoniques et de leadership régional.
