La diplomatie rwandaise est montée au créneau pour dénoncer les agissements de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO) et de la communauté internationale qui se limitent, selon elle, à condamner les attaques meurtrières contre des civils à l’Est du Congo, sans nommer les auteurs de ces crimes, lorsque lesdites attaques sont menées par l’armée congolaise (FARDC).
«Combien d’attaques meurtrières des drones des FARDC contre des civils congolais faut-il pour que la MONUSCO et la communauté internationale tapent du poing sur la table et tiennent pour responsable le Président Félix Tshisekedi et son armée meurtrière? », s’est interrogé dimanche le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, dans une déclaration publiée sur son compte X.
Ce dernier a réagi au communiqué dans lequel la MONUSCO «condamne avec la plus grande fermeté la récente vague d’attaques meurtrières visant des civils dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu».
«Encore une fois, la MONUSCO était au rendez-vous pour ‘condamner’ cet acte, tout en protégeant les auteurs de ce crime, qui sont leurs alliés», a martelé le Chef de la diplomatie rwandaise.
La dernière attaque condamnée par la mission onusienne a eu lieu le 8 mai 2026. Selon Kigali, des drones meurtriers des FARDC auraient visé la localité de Mushaki, territoire de Masisi au Nord Kivu, tenue par le mouvement politico-militaire AFC/M23, tuant 20 civils et blessant 60 autres.
Le ministre Nduhungirehe a également cité d’autres attaques menées par les FARDC dans les localités contrôlées par l’AFC/M23, pour lesquelles la communauté internationale et la MONUSCO se sont limitées à condamner.
Soutenu par l’armée rwandaise, l’AFC/M23, mouvement rebelle qui combat le pouvoir de Tshisekedi, s’affronte avec l’armée congolaise et contrôle plusieurs localités dans l’Est du pays. Les deux parties ont déjà signé des accords de la paix, mais ces protocoles sont souvent violés par les partie au conflit.
