L’Etat malgache relance son plan de lutte contre la résistance aux antimicrobiens

Le pouvoir de Transition en place à Madagascar depuis octobre 2025, a annoncé le mercredi 20 mai, avoir lancé le renouvellement de son « Plan d’action national de lutte contre la résistance aux antimicrobiens » (PAN-RAM) dans le cadre de l’approche « Une seule santé » (One Health).

Selon des précisions pratiques du ministère malgache de l’Elevage, ce PAN-RAM «prévoit des actions de sensibilisation à l’utilisation des antibiotiques, le renforcement des dispositifs de surveillance et de recherche, ainsi que des mesures de prévention fondées sur l’hygiène et l’assainissement».

L’insuffisance de la coordination et de la collaboration entre les différents secteurs, le manque de données collectées et structurées, la faiblesse des mécanismes de suivi et d’évaluation, l’insuffisance des cadres juridiques et réglementaires, et des capacités encore limitées des laboratoires ouvrent globalement la voie à la résistance aux antimicrobiens, selon des constats étatiques.

Les autorités malgaches soulignent que ce Plan ambitionne de «promouvoir un usage rationnel des médicaments antimicrobiens dans les secteurs de la santé humaine et animale».

La résistance aux antimicrobiens «constitue un enjeu majeur de santé publique à Madagascar, avec des répercussions sur les secteurs humain, animal et environnemental», s’alarment les autorités sanitaires de la plus grande île d’Afrique.

D’après des data actualisées de l’Université d’Oxford, «environ 5.400 décès directement liés à la résistance aux antimicrobiens ont été enregistrés dans ce pays en 2019, tandis que 22.900 autres décès y étaient associés indirectement».