Le Liberia accepte d’accueillir en un an, jusqu’à 1.200 migrants expulsés des États-Unis

Monrovia et Washington ont signé un accord qui prévoit un « transfert digne, sûr et rapide » de ressortissants de pays tiers expulsés du territoire des Etats-Unis, a annoncé mercredi 19 août, la ministre de l’Information, Jérolinmek Matthieu Piah dans un communiqué,, précisant que son pays s’engage à recevoir en un an, jusqu’à 1.200 personnes expulsées des Etats-Unis dont un premier contingent de 20 individus devait atterrir ce jeudi 20 août à l’aéroport international de Monrovia-Roberts.

Le gouvernement libérien précise d’emblée que les personnes concernées qui ne sont pas des criminels et ne font l’objet d’aucune poursuite, ni aux États-Unis ni au Liberia seront accueillies avec le statut d’invités, conformément à la loi libérienne Elles devraient bénéficier de l’hospitalité du pays et seront libres de quitter le pays au moment de leur choix, ou de solliciter l’asile politique au cas où elles décident de faire du Liberia leur patrie d’accueil.

Monrovia tient à souligner l’absence d’un quelconque accord financier avec le gouvernement américain en contrepartie de l’accueil de ces expulsés. Le transfert de personnes vers le Liberia n’est pas une transaction avec contrepartie ; le Liberia n’a exigé ni reçu aucune compensation en s’impliquant dans ce programme avec les Etats, insiste le communiqué.

Toutefois, nuance-t-on, le pays bénéficiera d’un soutien pour encadrer ce programme et moderniser sa gestion migratoire. L’engagement du Liberia serait entièrement humanitaire et conforme à ses traditions ancestrales. Le gouvernement a invité les populations locales à réserver un accueil digne et respectueux à ces nouveaux arrivants sur le territoire libérien.

La ministre a rappelé que l’initiative de son pays, première nation africaine noire indépendante du continent africain, s’inscrit dans sa longue tradition d’accueil des personnes cherchant refuge face aux crises politiques et autres mobiles.