Neuf pays européens et les Etats-Unis d’Amérique ont exprimé ce mardi 25 août, dans une Déclaration conjointe, leur satisfaction suite à l’accord électoral signé le 20 août à Tunis, la capitale tunisienne, par les représentants des autorités de l’Est et de l’Ouest libyens.
Supervisée par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), cette entente concerne précisément le cadre électoral et la reconstitution du conseil de la Haute Commission nationale électorale.
« Nous félicitons les participants libyens pour leurs échanges constructifs et leur disposition à surmonter les divergences dans l’intérêt de la Libye et du peuple libyen », indique la Déclaration.
Ces pays affirment attendre avec intérêt la signature finale de cet accord, tout en enjoignant l’ensemble des parties prenantes libyennes à le soutenir et à travailler à sa mise en œuvre afin de répondre aux aspirations du peuple libyen.
Dans leur Déclaration conjointe, ils reconnaissent que cet accord représente une « étape importante et crédible » en vue de parvenir à des élections nationales inclusives et transparentes et à la mise en place d’institutions unifiées.
Pour les pays signataires de la Déclaration, les progrès récemment accomplis, dans le prolongement de la première réunion tenue à Rome et des réunions suivantes à Tunis, « doivent servir de fondement pour poursuivre dans la voie du compromis, du renforcement de la confiance et de la réalisation d’avancées décisives afin de parvenir à une Libye stable, unifiée et prospère».
« Nous réaffirmons la poursuite de notre soutien aux efforts menés par la MANUL et à la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, Hanna Tetteh, afin de faciliter un processus politique dirigé et contrôlé par les Libyens », soulignent les mêmes pays, réitérant également leur « fort attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Libye». Les pays signataires sont l’Allemagne, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, la Grèce, l’Italie, Malte, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.
La Libye est plongée dans une profonde crise politique et sécuritaire depuis l’assassinat du leader libyen, Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays est coupé en deux avec des autorités distinctes, une basée à Tripoli et reconnue par la communauté internationale et l’autre qui contrôle depuis Benghazi, l’Est et une partie du Sud libyen pour chaque partie.
Les élections prévues pour unifier le pays ont été reportées maintes reprises, en raison des désaccords entre les différents acteurs locaux impliques dans ce processus d’apaisement et de réconciliation.
