Le financement du développement de l’Afrique au cœur des échanges entre l’UA, l’UE et l’ONU

En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, une réunion trilatérale de haut niveau a rassemblé le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Mahmoud Ali Youssouf, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le Président du Conseil européen, António Costa, et la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Si les échanges ont abordé les questions cruciales de paix, de sécurité maritime et de résilience climatique, le besoin impératif de financement du développement de l’Afrique a été également évoqué, affirme un communiqué publié ce lundi sur le site de l’Union africaine (UA).

Alors que les pressions géopolitiques mondiales s’intensifient, ces dirigeants ont réaffirmé que la stabilité globale dépend aussi de la prospérité africaine. Pour libérer le potentiel de l’Afrique, ils ont mis en avant la nécessité de reformer l’architecture financière internationale.

Plusieurs leviers ont ainsi été évoqués, notamment un recours accru aux garanties, au financement mixte, au réacheminement des Droits de tirage spéciaux (DTS) vers les banques multilatérales de développement et au renforcement des institutions financières africaines à l’appui de l’Agenda 2063.

Concernant la coopération pour la paix, la sécurité et le développement durable, les échanges entre ces responsables se sont focalisés sur la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et à la sécurité maritime, l’accent ayant été mis sur la prévention des tensions et le soutien au dialogue régional.

La sécurité alimentaire, la résilience climatique et les systèmes d’alerte précoce ont également été évoqués, en particulier la coopération en matière de production d’engrais et de corridors d’approvisionnement, l’agriculture climato-intelligente, la cartographie des sols et l’utilisation potentielle des systèmes satellitaires Galileo et Copernicus, pour renforcer les capacités d’alerte précoce.

Enfin, la réunion a confirmé la volonté de bâtir une coopération ciblée, innovante et mesurable entre l’UA, l’UE et l’ONU, tout en mettant en place des mécanismes de suivi pour évaluer les progrès accomplis et faire progresser les résultats concrets.