Le Conseil de sécurité des Nations unies a prorogé, ce lundi 29 juin, jusqu’au 1er juillet 2027, le régime de sanctions en vigueur contre les groupes armés actifs en République démocratique du Congo (RDC), de même que le mandat du Groupe d’experts chargé de veiller à sa mise en œuvre.
A travers la résolution 2825 adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil de sécurité invite tous les États, en particulier ceux de la région des Grands Lacs, à renforcer leur coopération avec le Groupe d’experts, et à lui donner « toute liberté d’accès sécurisé», en particulier aux personnes, documents et lieux jugés utiles aux fins de l’exécution de son mandat, rapporte le Service de presse de l’ONU.
Le régime de sanctions actualise un arsenal de mesures restrictives, à savoir un embargo sur les armes, les interdictions de voyager et de transports, les gels d’avoirs et les contrôles douaniers, visant « toutes les personnes et entités non gouvernementales menant des activités (armées) sur le territoire de la RDC ».
Désormais, les groupes armés entravant le mandat de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) par, entre autres, les restrictions de mouvement ou les obstructions aux patrouilles des casques bleus, sont directement visés par ces sanctions.
Dans sa résolution, le Conseil a réaffirmé son exigence d’un retrait « immédiat et inconditionnel » des forces rwandaises du territoire congolais, la fin du soutien de Kigali à la rébellion M23 active dans l’Est de la RDC, et la cessation de l’appui apporté par l’armée congolaise aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
L‘adoption de la résolution a coïncidé avec un rapport des premières conclusions communiqués au Conseil hier lundi, par la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur les violations des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, à l’Est de la RDC.
La Commission a tiré la sonnette d’alarme, laissant entendre que les informations portées à son attention font état d’une « situation d’une gravité exceptionnelle». Sur le terrain, explique-t-elle, les combats se poursuivent entre le M23, appuyé par des éléments de l’armée rwandaise et les forces gouvernementales congolaises, épaulées par les groupes d’autodéfense Wazalendo et, dans certaines zones, par les FDLR.
