«Le Maroc s’est engagé, conformément aux Hautes Instructions Royales aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, à œuvrer à l’identification des mineurs non accompagnés en vue de leur retour à la patrie» du préside occupé de Sebta (Ceuta), indique une source diplomatique marocaine sous couvert de l’anonymat.
Dans ce cadre, le Maroc est prêt à œuvrer de concert avec ses partenaires espagnols et européens pour le retour des mineurs non accompagnés, a précisé la même source déplorant néanmoins le fait qu’«à chaque fois que le débat sur l’immigration revient, des voix accusent le Maroc de ne pas coopérer ou de ne pas vouloir le retour de ces mineurs non accompagnés, comme ce cas précis en Espagne».
«Certains acteurs politiques (espagnols) instrumentalisent cette question à des fins électorales, alors que la réalité est tout autre, qui n’a rien à voir avec ces insinuations», a expliqué la source diplomatique assurant que ces allégations sont «fallacieuses et infondées» et que «le Maroc honore toujours ses engagements et le problème réside à chaque fois dans les obstacles à caractère administratif et judiciaire (du côté espagnol et européen) qui bloquent toute opération de retour».
«Si les partenaires veulent œuvrer pour favoriser ce retour, ils doivent faire un exercice en interne pour pouvoir transcender les obstacles que leurs législations et leurs pouvoirs administratif et judiciaire dressent devant cette opération» de rapatriement des enfants mineurs non accompagnés, a-t-elle insisté.
Selon l’administration de Ceuta, sur les 2.000 personnes qui sont restées, plus de 1000 sont des enfants mineurs non accompagnés , dont les nationalités n’ont pas encore été identifiées. Plusieurs associations ont alerté, jeudi, sur les risques encourus par ces mineurs très exposés à l’exploitation, aux trafics et à la maltraitance.
