Grève des chauffeurs de taxis à Luanda : le gouvernement dénonce des violences et des actes de vandalisme

Le Gouvernement provincial de Luanda (GPL) a exprimé ce lundi sa « grande préoccupation » face aux actes de vandalisme enregistrés dans plusieurs zones de la capitale angolaise, en marge du premier jour de grève des taxis.

Selon un communiqué officiel, les événements de la matinée ont été marqués par des « troubles et actes de vandalisme liés à l’arrêt forcé de l’activité des taxis ». Le GPL précise que les principales associations et coopératives de taxis, à l’origine de l’annonce de la grève, avaient annulé le mouvement pendant le week-end à la suite d’un dialogue engagé avec les autorités.

Cependant, dans les dernières heures, des groupes non identifiés, sans mandat représentatif, ont relancé la mobilisation, accompagnée d’actes de violence et d’intimidation. Des véhicules, y compris ceux n’assurant pas de service de taxi, ont été attaqués.

Le gouvernement provincial condamne fermement ces actes qu’il qualifie de « criminels » : agressions de travailleurs, destruction de biens publics et privés, menaces contre des citoyens. Il assure que les forces de l’ordre sont déployées sur le terrain pour rétablir la sécurité et protéger les personnes et les biens.

Le GPL appelle la population, en particulier les professionnels des transports, à faire preuve de calme, de civisme et à ne pas céder à la violence. Des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs et les instigateurs de ces violences, qui devront répondre de leurs actes en justice.

Le conflit survient dans un contexte de hausse des prix du carburant, entraînant un ajustement des tarifs du transport. Les associations de taxis affirment que leurs revendications sont restées sans réponse depuis plus de deux semaines. La grève est prévue pour durer jusqu’au 30 juillet.