Le Burkina Faso obtient de la BAD 116,8 millions de dollars pour Booster sa souveraineté alimentaire

Après le succès historique de la première phase ayant propulsé la production agricole nationale du Burkina Faso au-delà des 6 millions de tonnes, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un nouveau financement de 116,8 millions de dollars, destiné à la phase 2 du Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole (PURPA-BF) au Burkina Faso.

Selon le communiqué publié lundi à ce sujet, par la BAD, cette deuxième phase devrait accélérer la marche du pays vers l’autosuffisance céréalière d’ici 2030.

Le financement de la Banque comprend un prêt concessionnel de 67,5 millions de dollars et un don de 12,1 millions de dollars du Fonds africain de développement, ainsi qu’un prêt concessionnel de 37,2 millions de dollars de la Facilité d’appui aux pays en transition. La contribution du gouvernement s’élève à 7,2 millions de dollars.

« La phase 1 nous a montré que lorsque les agriculteurs, en particulier les femmes et les jeunes, ont accès à des intrants de qualité, ils renforcent la sécurité alimentaire nationale. La phase 2 consolidera ces acquis et les étendra à de nouvelles communautés » à travers le pays a déclaré Daniel Ndoye, responsable pays pour le Burkina Faso.

La phase 2 distribuera 11 096 tonnes de semences améliorées et résilientes au climat et 120 415 tonnes d’engrais aux agriculteurs, avec un accent particulier sur les femmes, les jeunes et les populations déplacées. Le projet construira quatre grands entrepôts de stockage, d’une capacité de 15 000 tonnes chacun, cinq magasins de stockage d’une capacité de 500 tonnes chacun et acquerra 30 camions spécialisés pour assurer une distribution efficace.

Pour rappel, avec la phase 1 du projet, lancée en juillet 2023, plus de 275 000 agriculteurs avaient reçu des semences améliorées et des engrais ayant permis l’explosion des rendements, à savoir 224 % pour le riz, 165 % pour le maïs, 91 % pour le niébé et 33 % pour le sorgho.

Ce projet, qui s’aligne avec les priorités nationales de développement du Burkina Faso et notamment l’offensive agro-pastorale et halieutique, est essentiel au renforcement de la résilience agricole face à la variabilité climatique croissante.

À terme, le projet devrait générer 1 000 emplois directs et impacter indirectement près de 3,7 millions de personnes, consolidant ainsi la résilience du pays face aux chocs extérieurs.