Le FAD annonce un prêt de plus de 59 millions de dollars pour la réhabilitation d’un tronçon frontalier entre le Bénin et le Togo

Le Fonds africain de développement (FAD), le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a approuvé, le mois dernier, un prêt de 59,78 millions de dollars américains a titre de contribution au financement des travaux de réhabilitation de 78,80 kilomètres du tronçon routier frontalier Bénin-Togo (Kara-Kabou), indique la BAD dans un communiqué publié ce lundi 1er juin.

Ce financement, qui entre dans le cadre de la première phase du Projet de réhabilitation de routes de transit et de facilitation du transport sur le corridor CU18, se répartit en deux tranches : le tronçon togolais bénéficie d’un appui financier de 50,28 millions de dollars, tandis que le tronçon béninois reçoit une enveloppe de 9,5 millions de dollars.

Globalement, l’opération est financée par le Groupe de la Banque africaine de développement, la Banque Islamique de Développement (BID), l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) et les gouvernements du Togo et du Benin.

Dans les détails, le projet concerne la réhabilitation de la section de route-frontière du Bénin (Ouaké)- Kémérida-Soundjina-Kara-Djamdé-Kabou en 2×1 de 3,5 mètres avec la traversée de la ville de Kara en 3×2 voies.

Le projet prévoit aussi la réalisation et la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques et éducatives ; des appuis divers au secteur du transport, aux acteurs de la chaîne des transports et aux usagers du corridor routier pour réduire les obstacles au commerce et à la fluidité du transport ; ainsi que le renforcement des capacités des organes d’exécution du projet, des groupements des femmes et un soutien à l’employabilité des jeunes.

Les principaux bénéficiaires du projet sont les usagers de la route et particulièrement les femmes, les producteurs de la zone et les riverains, précise-t-on.

Le communiqué conclut en faisant remarquer que la pénibilité des déplacements et les coûts de transport du fait de l’état de dégradation de ladite route affectent les populations les plus vulnérables, principalement les femmes qui s’activent en grande partie dans le commerce notamment transfrontalier, et le maraichage.

« Ce corridor vital contribuera à renforcer la compétitivité économique, accélérer le désenclavement des zones intérieur du Bénin et du Togo et consolider l’intégration sous régionale », a déclaré Lamin Barrow, directeur général de la BAD pour l’Afrique de l’Ouest.