Le Gouvernement sénégalais a réagi pour apaiser la population suite à la diffusion d’«informations alarmistes» concernant «une prétendue» contamination généralisée du riz par les aflatoxines.
Dans un communiqué publié samedi 25 juillet, le Ministère sénégalais de l’Industrie et du Commerce a rendu publique une étude pilotée par le Comité National du Codex et financée par la FAO, portant sur 200 échantillons prélevés à Dakar, Thiès et Kaolack, principalement auprès de restauratrices.
Les résultats de cette enquête «ont été comparés à la norme européenne (4 µg/kg), l’une des plus strictes au monde. Or le Sénégal se réfère à la norme internationale du Codex Alimentarius (CXS 193-1995), qui fixe la limite à 20 µg/kg pour le riz décortiqué», précise le ministère, soulignant que «la valeur maximale relevée (18,6 µg/kg) reste donc conforme aux standards internationaux». Le ministère souligne néanmoins, que cette étude «limitée» ne permet pas de tirer des conclusions sur la qualité du riz à l’échelle du pays.
Ladite étude n’a « aucun lien avec la production locale ». Etant donné qu’aucun prélèvement de l’étude ne provient des zones de production nationale, notamment la Vallée du fleuve Sénégal, indique le ministère avant de conclure que les informations faisant état de 50 % de contamination du riz local « sont donc dénuées de tout fondement scientifique».
Les autorités sénégalaises rassurent, par ailleurs, que le Laboratoire national d’analyses et de contrôle (LANAC) et l’Institut de Technologie alimentaire (ITA) contrôlent quotidiennement la conformité des produits, tandis que la Direction du Commerce Intérieur a intensifié la surveillance du marché du riz.
Les autorités appellent les populations à faire preuve de sérénité, tout en réitérant que tout produit ne répondant pas aux normes de sécurité sanitaire fait l’objet d’un retrait systématique du marché.
