Face à la progression de l’épidémie de la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC), la vaccination a débuté, le week-end dernier à Bunia, dans la province de l’Ituri, pour les équipes médicales en première ligne à savoir : les médecins, infirmiers et agents chargés de la désinfection…, particulièrement exposés à un risque accru de contamination.
Dans le cadre de ce premier essai clinique visant à évaluer l’efficacité du vaccin contre le virus Bundibugyo, environ 20.000 personnes sont attendues en Ituri et au Nord-Kivu, sachant qu’à ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est disponible contre cette souche du virus Ebola, selon les informations relayées lundi par le service d’information de l’ONU.
Menée par les autorités sanitaires congolaises, cette étude de neuf à douze mois bénéficie du soutien de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’Africa CDC et de l’ONG «Médecins sans frontières» (MSF). Les opérations de vaccination s’étaleront sur environ trois mois, suivies d’une période de surveillance des participants d’au moins six mois.
Cet essai vise à recueillir des données en conditions réelles sur l’utilisation du nouveau vaccin et à évaluer son efficacité potentielle face à l’épidémie actuelle. Pour soutenir à la fois la riposte et la recherche, quelque 70.000 doses d’Ervebo, issues du stock mondial de vaccins contre Ebola, ont été mises à la disposition de la RDC en août dernier.
La RDC traverse la crise d’Ebola la plus meurtrière de son histoire. Déclarée à la mi-mai en Ituri, l’épidémie s’est depuis étendue à sept provinces et 63 zones de santé. Le dernier bilan officiel, publié dimanche 20 septembre, fait état de 7.672 cas confirmés et 3.699 décès. Si 1.879 patients ont pu guérir, 886 personnes demeurent encore en isolement ou hospitalisées.
