L’ONU réclame une retenue maximale face à l’escalade dans le nord de l’Ethiopie

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres s’est dit « vivement préoccupé » par la détérioration rapide de la sécurité dans le nord de l’Éthiopie, selon une déclaration publiée mercredi par son Porte-parole.

Le patron des Nations Unies a pointé du doigt la prise et l’occupation des trois aéroports de Mekele, d’Aksoum et de Shire, ainsi que les informations faisant état d’une intensification des combats au Tigré et dans ses environs, et de l’extension des hostilités aux zones voisines.

Face à cette situation, le patron de l’ONU a exhorté les belligérants à faire preuve d’une retenue maximale pour rompre le cycle des affrontements, à apaiser immédiatement les tensions, à protéger les civils qui sont les premières victimes du retour des armes.

Il a également appelé à garantir un accès humanitaire et sans entrave afin de secourir les populations déplacées et nécessiteuses, ainsi qu’à éviter toute action susceptible de transformer cette crise en un conflit plus vaste et dévastateur.

Refusant de voir les acquis diplomatiques du passé s’effondrer, Guterres a réaffirmé son soutien total aux efforts de médiation menés par l’Union africaine.

Il a particulièrement salué l’action de l’ancien Président nigérian Olusegun Obasanjo, pour réduire les tensions, avant de presser l’ensemble des parties à reprendre, de bonne foi, les pourparlers, conformément au cadre fixé par l’Accord de Pretoria.

Soulignons que le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui a pris le contrôle des trois aéroports, et six autres groupes armés opposés au Gouvernement d’Addis-Abeba, ont récemment formé une coalition nommée « Alliance pour la survie » ayant pour objectif principal de renverser le Gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed.

La reprise des violences marque l’effondrement de l’accord de paix de Pretoria signé en novembre 2022 et qui avait mis un terme à deux ans de conflit meurtrier.