Le Président du Burundi et Président en exercice de l’Union Africaine (UA), Evariste Ndayishimiye, a reçu, mercredi 23 septembre, en marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES) qui est composé du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
La situation au Sahel, la lutte contre le terrorisme et les perspectives de coopération entre l’UA et l’AES ont été au centre des échanges entre les deux parties, selon un bref communiqué de la présidence burundaise, publié jeudi.
Cette audience a marqué un tournant diplomatique majeur. En effet, un communiqué de la diplomatie burkinabè informe que le Président Ndayishimiye « a renouvelé son engagement en faveur du dialogue, pour restaurer de bonnes relations entre les deux organisations africaines, après une période de tensions. »
Pour matérialiser cette ambition, le Président de l’organisation panafricaine, « regrettant un manque de solidarité dans une sous-région confrontée aux défis communs, (…) a invité les pays de l’AES à mettre en place un outil qui permettra une meilleure compréhension du contexte, de la vision et des priorités de l’espace confédéral », poursuit la même source.
Pour leur part, les ministres de l’AES ont salué cette démarche constructive. Ils ont réaffirmé la disponibilité de leurs Chefs d’Etat respectifs « à maintenir un dialogue ouvert avec l’Union africaine dans une démarche de sincérité. »
Cette rencontre de New York donne vie aux ambitions déjà exprimées par le Président en exercice de l’UA, lors d’une visite officielle à Ouagadougou en avril dernier. Il avait alors appelé à la construction d’un « avenir commun » et d’un « pont solide » entre l’organisation continentale et l’AES.
