Addis-Abeba a revendiqué, ce jeudi 08 octobre, son droit de protéger sa souveraineté devant les incursions érythréennes sur le sol éthiopien.
Lors d’une rencontre tenue à Addis-Abeba avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies, Amina J. Mohammed, et axée sur les développements sécuritaires actuels, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos a présenté « les agressions continues de l’Erythrée contre l’Ethiopie et leurs implications pour la paix et la sécurité régionale».
Le ministre éthiopien a saisi cette occasion, de la visite de travail de cette responsable onusienne, pour insister sur l’urgence d’une réaction claire des Nations Unies, et appeler à un retrait immédiat des forces érythréennes du territoire éthiopien.
Timothewos a laissé comprendre que son pays ne transige pas sur l’inviolabilité de ses frontières, et dispose du droit de défendre son intégrité territoriale en conformité avec le droit international.
Toujours ce jeudi, l’Ethiopie a saisi officiellement le Conseil de sécurité de l’ONU à travers une lettre dans laquelle il accuse son voisin du nord d’avoir pénétré sur son territoire à travers le déploiement des troupes dans la région de Tigré, ce qui menacerait sa souveraineté.
La diplomatie éthiopienne a attiré également l’attention de l’ONU sur le fait que les actions militaires de l’Erythrée menacent la paix et la sécurité de la région.
Pour rappel, les forces fédérales éthiopiennes s’affrontent avec le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et d’autres groupes armés du pays qui ont formé une coalition avec l’intention de faire tomber le régime du Premier ministre, Abiy Ahmed.
