Washington prolonge ses sanctions contre le Zimbabwe

Le président des Etats-Unis, Donald Trump a décidé  ce mercredi de prolonger d’une année, les sanctions américaines contre le Zimbabwe ciblant aussi bien des autorités au sommet de l’Etat que de grandes entreprises publiques et privées.

Pour justifier cette mesure, l’administration Trump accuse Harare de traîner le pas dans le chantier des réformes jugées nécessaires pour sortir le Zimbabwe de la crise économique qui la secoue depuis des décennies. Washington pointe du doigt également, les violations des droits de l’homme qui continuent à sévir dans le pays.

«Ces actions qui sapent le processus démocratique au Zimbabwe (…) continuent de poser une menace extraordinaire sur la politique étrangère des Etats-Unis», a déclaré Trump dans un message adressé au Congrès américain.

Dans la liste des personnalités visées par les sanctions figurent le président Emmerson Mnangagwa et Grace Mugabe, veuve de l’ancien président Robert Mugabe. En tout, une centaine de responsables et d’entités juridiques sont concernés par ces sanctions prises en 2003 en représailles contre la répression sanglante infligée aux opposants de l’ancien régime Mugabe.

Au lendemain de la décision des Etats-Unis de prolonger les sanctions, Harare s’est dit consternée et a qualifié les allégations américaines d’infondées.

Les relations entre Harare et Washington sont extrêmement tendues à cause de ces sanctions. Les autorités zimbabwéennes plaident depuis des années pour leur levée, estimant qu’elles empêchent la venue des investisseurs dans le pays.

Plusieurs pays et organisations sous-régionales (dont la Communauté de développement de l’Afrique australe, SADC), soutiennent que les sanctions américaines continuent de paralyser les perspectives économiques et politiques du Zimbabwe, au plan national et international.

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