La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) a annoncé, mardi 07 avril, le déblocage de 10 milliards de dollars via son nouveau Programme d’intervention d’urgence face à la crise du Golfe (GCRP) pour « protéger » les économies africaines et celles de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) contre les impacts du conflit en cours au Moyen-Orient.
Approuvé par son Conseil d’administration, ce financement a pour objectif de « protéger les économies, les institutions financières et les entreprises d’Afrique et des Caraïbes contre les répercussions de la crise actuelle dans le Golfe », déclenchée en février dernier, lit-on dans le communiqué de l’institution.
Afreximbank estime que les économies africaines et caribéennes sont les plus durement touchées, et plus particulièrement les pays qui dépendent fortement des importations de carburant, d’engrais et de denrées alimentaires, ainsi que ceux qui sont exposés aux couloirs maritimes du Golfe, aux flux d’investissement, au tourisme et aux transferts de fonds.
La banque rappelle dans son communiqué, que la région du Golfe est la principale source mondiale de pétrole, de gaz naturel liquéfié (GNL) et d’engrais et le détroit d’Ormuz joue un rôle crucial dans l’approvisionnement mondial en énergie.
Le GCRP compte agir à plusieurs niveaux. Il devrait garantir la continuité des importations essentielles (carburant, GNL, denrées alimentaires, engrais et produits pharmaceutiques), et ce, en fournissant des devises étrangères et des liquidités vitales à court terme.
Ce dispositif stratégique entend aider les exportateurs africains d’énergie et de minerais à tirer parti de la hausse des prix, en augmentant la capacité de production des matières premières stratégiques. Une aide immédiate est prévue pour les industries du tourisme et de l’aviation.
Le programme prévoit, par ailleurs, de renforcer la résilience à moyen et long terme des économies africaines et caribéennes face aux chocs futurs, en développant les capacités de production des producteurs et des exportateurs d’énergie et de minerais.
Lors du lancement de la Facilité, le 31 mars dernier, le Président d’Afreximbank, George Elombi avait déclaré que ce programme « est en phase avec notre ADN », en ce sens qu’il devrait aider les pays africains « à s’adapter en douceur à la crise tout en renforçant leur résilience face aux chocs futurs grâce à des interventions qui transforment la structure de leurs économies ».
