A l’occasion de la commémoration de la Journée de la liberté en Afrique du Sud, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres a adressé ce lundi 27 avril, ses félicitations aux autorités sud-africaines, en ce moment décisif de l’histoire du pays qui rappelle les premières élections démocratiques et multiraciales de 1994 marquant la fin officielle du régime de l’apartheid.
Pour le patron de l’ONU, cette commémoration est une occasion de réfléchir aux valeurs chèrement acquises de liberté, de dignité, d’égalité et de droits de l’homme, qui constituent le socle de la Constitution du pays.
Cependant, Antonio Guterres s’est déclaré profondément préoccupé par les rapports faisant état d’attaques xénophobes ainsi que d’actes de harcèlement à l’encontre de migrants et de ressortissants étrangers dans certaines parties du pays.
Il a condamné fermement ces actes criminels perpétrés par des individus qui incitent à la violence, soulignant que «la violence, le vigilantisme et toutes les formes d’incitation à la haine n’ont pas leur place dans une société démocratique et inclusive, régie par l’État de droit et le respect des droits humains ».
Le SG de l’ONU a tenu à rappeler que la lutte contre l’apartheid a été soutenue par la solidarité internationale et africaine, et que le développement socio-économique du pays a longtemps été façonné par la coexistence et les contributions de personnes originaires d’Afrique du Sud, du continent africain et d’ailleurs.
Le patron de l’ONU déclare avoir pris note des messages publics clairs émis par les autorités sud-africaines réaffirmant qu’aucun individu n’a le droit de se faire justice soi-même et que les responsables d’actes criminels feront l’objet d’enquêtes. Il a appelé à ce que ces enquêtes soient menées rapidement, de manière indépendante et impartiale.
Reconnaissant la complexité des défis socio-économiques, Guterres a insisté sur le fait que toute action visant à répondre à ces préoccupations soit impérativement menée dans le respect du droit, sans discrimination et dans le respect des droits humains.
Il a salué au passage, l’engagement du gouvernement sud-africain à éradiquer la corruption, la mise en œuvre du Plan d’action national contre le racisme et la xénophobie, ainsi que le suivi des recommandations formulées par l’ONU.
L’ONU se dit prête à poursuivre ses efforts pour apaiser les tensions, lutter contre l’incitation à la violence, protéger les personnes vulnérables et renforcer la cohésion sociale, conclut le communiqué.
