La pression l’administration Trump sur le régime algérien dans le dossier du Sahara occidental marocain commence à porter ses fruits, puisque le président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est finalement décidé de changer de ton et a été acculé à courber l’échine sous le poids de la première puissance mondiale.
“Pour le Sahara occidental, il y a une résolution de l’ONU qui est en train de faire son chemin sans qu’il y ait d’accrochages”, a-t-il déclaré dans un entretien accordé ce week-end à des médias locaux, faisant allusion à la résolution 2797 de l’ONU adoptée par le Conseil de sécurité le 31 octobre 2025.
Pour rappel, cette résolution met définitivement de côté la chimérique revendication par le front Polisario et son parrain et sponsor algérien, de l’option désuète et obsolète d’un «référendum d’autodétermination » et privilégie focaliser les discussions autour de l’unique option d’autonomie pour le Sahara, sous souveraineté marocaine.
Les propos du président Tebboune constituent un revirement à 90 degrés dans la position du régime algérien qui a toujours fait de la défense des thèses séparatistes du Polisario une priorité de sa diplomatie extérieure, pendant plus d’un demi-siècle.
Pourtant, la délégation algérienne s’était abstenue de voter le 31 octobre 2025 au Conseil de Sécurité de l’ONU sur la résolution 2797, bien que l’Algérie était à cette date, membre non permanent du Conseil de sécurité, et pour cause, ladite résolution invitait le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le front Polisario à s’engager dans des négociations basées sur la proposition d’autonomie marocaine comme unique solution pour le règlement définitif du litige territorial autour du Sahara marocain.
Parallèlement à l’appui par l’ONU de la position du Maroc dans ce dossier, l’Administration Trump a réussi à réunir à deux reprises en février dernier à Madrid et à Washington, les quatre parties au conflit, pour des discussions devant conduire à un accord-cadre dans le processus de règlement du dossier du Sahara sur la base de l’initiative marocaine d’autonomie. Un troisième round de négociations est d’ailleurs prévu prochainement, avant la session d’octobre 2026 du Conseil de Sécurité.
Si ses propos sur le Sahara ont provoqué un profond malaise au QG du Polisario à Rabbouni, le Chef de l’Etat algérien semble vouloir préparer dès à présent, l’opinion publique de son pays, au retentissant fiasco des manœuvres maladroites et infructueuses de la diplomatie algérienne dans la longue bataille qu’elle livre depuis un demi-siècle, au voisin marocain en piochant les fonds nécessaires dans la manne pétrolière du pays.
Cette bataille, de l’avis de nombreux observateurs avertis, tire à sa fin, au grand profit du Royaume chérifien qui a su imposer en douceur, sa position aussi bien sur les scènes continentale et internationale qu’aux Nations Unies.
En plus, son grand allié américain est bien résolu à mettre fin le plus tôt possible, à ce vieux litige artificiel autour du Sahara Occidental marocain fabriqué de toutes pièces par les régimes algérien de Houari Boumediene et libyen de Mouammar Kadhafi à l’époque de la guerre froide.
