Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, El Malick Ndiaye a annoncé sa décision de mettre un terme à ses fonctions dans un communiqué publié ce dimanche 24 mai, sur les réseaux sociaux.
Cette décision est annoncée « après une profonde réflexion, mûrie dans le silence, la responsabilité et le sens de l’État » et procèderait d’un choix personnel, guidé par sa conception des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation, a-t-il déclaré.
El Malick Ndiaye qui avait été élu en décembre 2024, à la présidence de la chambre basse du parlement sénégalais, affirme avoir consacré toute son énergie au renforcement de cette institution, à la consolidation des principes de transparence, de contrôle et de modernisation, ainsi qu’au rayonnement du Parlement sénégalais sur les scènes nationale et internationale.
Dans ce même cadre, il a remercié le peuple sénégalais, les députés et son cabinet pour leur collaboration et exprimé sa gratitude aux militants et responsables du PASTEF dont la confiance lui a permis de porter les couleurs du parti.
Son départ intervient deux jours après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko, également leader du PASTEF et des membres de son gouvernement, par le président, Bassirou Diomaye Faye. Certains observateurs évoquent une possible manœuvre devant permettre à Sonko de prendre sa place à la tête de l’Assemblée nationale.
Qu’à cela ne tienne, sans faire aucunement allusion à l’ancien Premier ministre, ce fidèle d’Ousmane Sonko affirme que « dans les responsabilités publiques comme dans les épreuves de la vie nationale, il est des moments où l’intérêt du pays commande de privilégier la hauteur, le discernement et le sens du devoir. C’est dans cet esprit, et dans cet esprit seulement, que j’ai pris cette décision».
En quittant sa haute fonction, le président démissionnaire dit demeurer « profondément convaincu que la stabilité de nos institutions, le respect du dialogue républicain, la préservation de la paix civile, de la cohésion nationale et de l’intérêt supérieur du Sénégal doivent demeurer, en toutes circonstances, notre boussole commune».
