La CEDEAO rejette les accusations d’ingérence portées par un acteur politique bissau-guinéen

La Commission de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fermement réagi, lundi dans un communiqué, face aux accusations d’ingérence formulées par l’équipe de campagne de l’ex-candidat à l’élection présidentielle en Guinée-Bissau, Fernando Dias da Costa, contre le chef de sa récente mission en Guinée-Bissau.

L’organisation régionale a d’abord souligné que ce chef de mission s’exprimait au nom de la CEDEAO « dans l’exercice d’un mandat collectif », et que ses propos ne reflétaient pas une opinion personnelle. Elle a également rappelé que la mission a été mandatée par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement et qu’elle a agi exclusivement dans le cadre de la responsabilité de la Communauté de promouvoir la paix, l’ordre constitutionnel, le dialogue politique et la stabilité régionale.

« La mission n’a ni annoncé ni validé aucun processus constitutionnel au nom du peuple de Guinée-Bissau. Elle s’est contentée de communiquer les grandes lignes de la feuille de route politique discutée avec les autorités nationales compétentes au cours de ses consultations », explique le communiqué.

Pour la Commission, « une telle communication ne doit pas être interprétée à tort comme une tentative de déterminer l’avenir constitutionnel de la Guinée-Bissau, décision souveraine qui appartient exclusivement aux institutions et au peuple de la République de Guinée-Bissau».

L’organisation dit soutenir activement la Guinée-Bissau dans ses efforts visant à Consolider la paix, à renforcer la gouvernance démocratique et à préserver l’ordre constitutionnel, conformément aux instruments juridiques de la Communauté.

Elle a réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de tous ses États membres, tout en s’acquittant fidèlement de sa responsabilité de soutenir la paix, la gouvernance constitutionnelle et la stabilité régionale.

Dans la foulée, la Commission a appelé tous les acteurs politiques à faire preuve de retenue, à s’engager dans un dialogue constructif et à contribuer à instaurer un climat propice à la paix, à la cohésion nationale et à la consolidation de la démocratie. Elle a de même, assuré se tenir aux côtés du peuple bissau-guinéen pour soutenir un processus politique pacifique et inclusif, qui préserve la stabilité du pays et renforce les institutions démocratiques.

La Guinée-Bissau traverse une phase de transition militaire conduite par le général Horta N’Tam depuis le coup d’État du 26 novembre 2025.