Dans une démarche stratégique visant à sécuriser les eaux territoriales nationales, les autorités mauritaniennes ont adopté, mercredi 14 janvier, lors d’un Conseil des ministres, un projet de loi autorisant la ratification par la Mauritanie de la convention internationale de Nairobi sur l’enlèvement des épaves.
Adoptée initialement le 18 mai 2007, la Convention de Nairobi a été élaborée pour étendre le droit d’intervention des États à la totalité de la zone économique exclusive (ZEE) et garantir le remboursement des frais engagés pour l’enlèvement des épaves, explique le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres.
La même source indique que cet instrument juridique international couvre les navires de tout type à l’exclusion des navires de guerre, des navires des Etats utilisés à des fins non commerciales et des plates-formes flottantes quand elles se livrent à des activités d’exploration, d’exploitation ou de production des ressources minérales des fonds marins.
Pour le Gouvernement de Nouakchott, les bénéfices de la ratification de cette Convention sont multiples. Elle devrait, d’après le communiqué, permettre à la Mauritanie de mieux protéger son espace maritime, d’agir efficacement contre les dangers liés aux épaves et de sécuriser juridiquement le remboursement des dépenses engagées.
La Mauritanie, dont le littoral est riche en ressources halieutiques, réaffirme ainsi sa volonté de devenir un acteur responsable et souverain dans la gestion de son domaine maritime.
