Le Conseil de sécurité de l’ONU a avancé de 24 heures la date de la tenue de sa réunion à huis-clos consacrée au conflit du Sahara marocain et qui était initialement prévue pour le vendredi 24 avril, selon le nouveau programme mensuel communiqué par la présidence tournante du Conseil qu’assure le Royaume de Bahreïn ce mois-ci.
Le réajustement dudit programme est dicté par les derniers développements de la situation géopolitique au Moyen-Orient et dans la région du Golfe, où le cessez-le-feu de deux semaines conclu entre les États-Unis et l’Iran devrait expirer dans la nuit du mardi à mercredi 22 avril sur fond de vives préoccupations au sein de la communauté internationale et des pays de la région.
L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, ainsi que le chef de la MINURSO, Alexander Ivanko sont donc attendu le jeudi 23 avril au Conseil de Sécurité pour soumettre à ses quinze membres, leurs rapports portant sur les derniers développements survenus depuis l’adoption de la résolution 2797 le 31 octobre 2025, au Sahara marocain et dans les pays frontaliers du Maroc (Algérie, Mauritanie et les camps de Tindouf).
La session au cours de laquelle le Conseil de Sécurité de l’ONU devrait débattre une probable révision stratégique du mandat de la MINURSO conformément à la résolution 2797, est en revanche, maintenue à sa date initiale du 30 avril.
A signaler que l’Administration Trump est bien déterminée à défendre l’option de l’autonomie pour le Sahara que le Maroc propose comme unique solution pour le règlement du litige territorial artificiel monté de toutes pièces par le régime algérien autour du Sahara Occidental marocain dans les année 70.
Le Conseiller spécial du président Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos l’a signifié à nouveau, au ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf le 19 avril dernier en Turquie en marge du Forum diplomatique d’Antalya.
Le haut responsable américain a fait part à son interlocuteur algérien, de trois exigences majeures de Washington, à savoir : le démantèlement des camps de Tindouf par le régime algérien, sa non-ingérence dans les affaires internes du Mali, ainsi que l’engagement de réformes politiques et économiques en Algérie.
Les États-Unis en tant que membre permanent de premier plan au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, ont également l’intention d’exercer des pressions lors de la session de fin avril, pour une révision des prérogatives de la MINURSO qui au bout de plus de cinquante ans, n’a pas réussi à clore définitivement l’épineux dossier du Sahara en se contentant seulement à veiller au respect du cessez-le-feu conclu en 1991.
