La BAD annonce une enveloppe de 24 millions de dollars pour lutter contre le changement climatique et restaurer les forêts en Côte d’Ivoire

Le gouvernement ivoirien et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont officiellement lancé un financement additionnel de 24,07 millions de dollars pour la composante nationale du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC-BN).

Ce nouveau fond, acté le 16 septembre à Bouaké, comprend deux prêts, un don climatique et une contrepartie du gouvernement ivoirien, précise le communiqué publié ce lundi 28 septembre par la BAD.

Il devrait permettre d’accélérer les investissements en agroforesterie, en reboisement, en restauration des terres dégradées et en développement de chaînes de valeurs agricoles résilientes, selon la même source.

Lancé en 2018, le programme PIDACC-BN vise à renforcer la résilience climatique des populations, à restaurer les écosystèmes dégradés et à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles.

Porté par l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), basée au Niger, il couvre les neuf pays du Bassin, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Nigéria et le Tchad.

La nouvelle phase du programme se déploiera dans cinq régions du Centre ivoirien (Gbêkê, Bélier, Iffou, Moronou et N’Zi), pour bénéficier directement à environ 30 000 personnes, en ciblant prioritairement les femmes et les jeunes.

Sur le terrain, l’accent sera mis sur la production de plus de sept millions de plants forestiers, la mise en place de 6 000 hectares de systèmes agroforestiers, la restauration de près de 3 300 hectares de plantations forestières. Le projet soutiendra également l’agriculture, l’élevage et la transformation locale.

L’objectif final pour la Côte d’Ivoire et ses partenaires est d’accélérer la restauration du couvert forestier de l’ancienne boucle du cacao, tout en renforçant la résilience des communautés rurales et en contribuant aux efforts nationaux de lutte contre les effets du changement climatique.

« Nous avons les financements. Nous avons les partenaires. Nous avons les compétences techniques. Nous avons surtout des communautés qui attendent des résultats. Il nous appartient désormais de transformer ces moyens en résultats durables », a indiqué la directrice de cabinet du ministre des Eaux et Forêts, Elvire Joëlle Zouzou.